Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 23:37

img024.jpg

 

Quand l'esprit part à la dérive, en réunion par exemple, on peut penser que les petits dessins que l'on fait en marge de nos calepins sont les plus spontanés qui soient ? Pourrait-on les utiliser pour sonder notre inconscient ? Que veulent dire les motifs récurrents ?

 

Voyage en pays de gribouillages.

 

img023.jpg

 

Une danseuse en tutu, à tête de poisson.

 

img034.jpgDame à damiers.

 

img013.jpg

Un poisson passe, l'ange suit-il ?

 

img017.jpg

Plus facile à analyser : un collègue.

 

img042.jpg

Là je ne sais pas.

 

img027.jpg Elfe moderne.

 

img012.jpg

 Femme  à moitié folle.

 

img036.jpgFantômette revue façon manga.

 

img035.jpgN'appelle pas de commentaire particulier.

 

img031.jpg

 

On termine sur Shéhérazade, qui nous tient en haleine soir après soir.

 

Par Claudie - Publié dans : Un peu de philo
Ekrir un kommentér - Voir les 1 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 11:07

DSC03128.JPG

 

C'est-à-dire à l'instant même.

 

Enfin, quelques nuages accrochent la Soufrière, c'est pas trop tôt.

 

L'affaire avait commencé dimanche matin. J'avais refusé une invitation à faire la trace Merwaert, qui emprunte les crêtes du massif montagneux, pensant que le temps serait mitigé. Horreur, pas la plus petite nébulosité, l'air d'une pureté insolente, et en corollaire les montagnes dévoilant tout de leur nudité violette : une succession de vallées, de mornes, de monts. Sans oublier le petit panache blanc, non pas d'Henri IV, mais de la Soufrière.

Et moi je n'étais pas dans ce paysage, ayant pris d'autres engagements. De quoi déprimer gravement, ce que je fis pendant une quinzaine de minutes.

 

Le lundi matin, même scénario, et frustration encore plus intense, puisqu'il fallait cette fois rejoindre les bancs de l'école. Ou plutôt la chaise de mon bureau, depuis lequel le paysage me nargue dans toute sa splendeur : au dernier plan, toute la montagne du nord au sud. Plan intermédiaire, une crête forestière avec la silhouette d'un arbre plus grand que les autres. Premier plan, les parcelles de culture. Bruit de fond à l'ouverture de la fenêtre, le léger grondement de la Grande Rivière à Goyaves qui fait son boulot un peu plus loin. Lorsque le temps est dégagé comme ça, la température chute la nuit, et nous atteignons des températures pôlaires au lever du jour, 20° ou parfois 17 ou 18. Je vous entends déjà ricaner, mais dans ce contexte, il faut mettre un pull et des chaussettes au lever.

 

Mardi rebelote. Mercredi dix de der.

 

Ouf, ce matin il fait beau mais de façon normale, et la mélancolie me quitte.

 

Curieusement, la beauté en général me donne un sentiment de regret, comme s'il était impossible d'en profiter en profondeur. Ca rejoint cette histoire de paysage, qui par définition nous est étranger : c'est ce que l'on voit, donc on n'y est pas.

 

Par Claudie - Publié dans : Un peu de philo
Ekrir un kommentér - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 17:06

Pierre-Etaix.jpg

Photo de Pierre Etaix devant des lunettes cassées.

 

Angle des rues Cosmonautes et Sidonboron, bourg de Capesterre.

Hier soir, énormes nuages pourpres avant la nuit, ciel zébré d'éclairs.

Chacun se retrouve, la plupart nous sommes dans la rue car l'endroit est petit.

Des petits groupes se forment. Entourent Martine. Lui parlent simplement, des face à face pleins de profondeur.

Les jeunes ont du mal à s'exprimer. Finissent par aller en grapes voir leur copain.

On traite bien la mort aux Antilles. On se déplie, on laisse les flôts de paroles trouver leur chemin.

 

Je garde l'image d'un grand garçon un peu gaffeur (lunettes cassées...), d'une grande douceur me semble-t-il. Mais est-ce qu'on arrive vraiment à connaître nos enfants ?

Par Claudie - Publié dans : Un peu de philo
Ekrir un kommentér - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 21:55

Clair-de-lune.jpg

 

Chaque mois c'est la même chose, et ça fait longtemps que ça dure. Non, je n'évoque pas les féminités lunaires réminiscentes qui nous tombent dessus plus ou moins régulièrement, nous autres les filles.

 

Je parle de ma feuille de paye.

Bien que plafonnant depuis un certain temps dans mon indice (et n'ayant pas envie d'atteindre le corps supérieur, non pas que je n'aime pas les grands corps, mais c'est tellement plus confortable de ne pas atteindre son niveau d'incompétence). Or donc mon salaire est censé ne plus augmenter. Mais je regarde quand même toujours rapidement le chiffre dans le cadre en bas à droite, le fameux net à payer. Des fois que j'aie loupé une semaine d'infos sur France Inter et que le gouvernement ait décidé de réduire le salaires de ces feignants de fonctionnaires.

 

Fiche de paye du mois d'otobre 2011. Ahhhh !! J'ai été augmentée de près de 30% ! Mes mérites sont-ils tels qu'une loi spéciale a été votée pour moi ? Je tente de déchiffrer la pierre de Rosette qu'est une feuille de paye. Je tombe sur une ligne que je n'avais pas vue auparavant tout au long de ce qu'il est convenu d'appeler ma carrière (je signale à mes chers auditeurs que je vais fêter mes 25 ans d'INRA Guadeloupe pas plus tard que dans deux semaines). Et au bout de cette ligne énigmatique dénommée GIPA 2011, il y a un chiffre assez conséquent.

 

La suite a été un jeu d'enfant grâce à mon ami Google. GIPA = Groupement Immobilier de Promotion Architecturale. C'est ça ! Ils ont su qu'on voulait repeindre toute la maison, et qu'on était un peu juste. Quand je pense que certains osent dire que le service public est démantelé de l'intérieur par une certaine intelligentsia, je réponds "Qu'ils aillent donc voir ailleurs s'ils n'aiment pas la France". "Sans blaaague" (Coluche, avant 1986).

 

Ah mince, c'est pas ça. La GIPA, c'est la Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat. Votée en 2007, elle s'applique maintenant sur les 4 dernière années, because l'infellation a été un peu plus importante que prévue comme l'avait dit Rachida. Traduction en clair : mon traitement indiciaire brut (en clair j'ai dit) euh mon salaire a augmenté moins vite que l'indice des prix. Et bien, automatiquement, ça a été rattrapé sur ma feuille de paye (et j'espère sur mon compte en banque, je vais quand même vérifier).

 

Alors Champagne pour tous ceux qui voudront bien venir me voir ! Bisous pour les autres (Higelin, je sais plus quand).

Par Claudie - Publié dans : C'est arrivé près de chez nous
Ekrir un kommentér - Voir les 1 commentaires
Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 23:11

caritas.jpg

 

C'est le jour des bougies.

Une pour Abidji, une pour Marie-Ange, une pour Nadine.

Les autres pour les vivants que j'aime (j'ai bien peur que ce soit vous).

Par Claudie - Publié dans : C'est arrivé près de chez nous
Ekrir un kommentér - Voir les 0 commentaires

A quoi ça sert ?

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés