13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 14:39

Mathilde et Pauline Bonnet sont soeurs artistes, et ont donné hier une conférence au Musarth de Pointe-à-Pitre. Le thème des deux journées, organisées par le Centre d'Etudes et de Recherches en Esthétique et Arts Plastiques, était "Le choc dans l'art".

 

 

Recouvrement

Leur angle de vision est passionnant : à la fois psychologique, artistique, et philosophique. Mais en toute simplicité ! C'est un plaisir de les écouter, elles déroulent tranquillement à deux voix (mais combien de voies ?) leur réflexion sur la place du trauma dans leur oeuvre.

 

Les mots-clés seraient : séisme, sidération, déconnexion, gouffre, distance, inaccessibilité. Puis : tissage de passerelles, espoir de connexion, re-création de la relation.

 

Du point de vue artistique (c'est quand même le coin des artistes ici), ça se traduit par des gestes plastiques récurrents, des recouvrements de matière, pour cacher ce qui veut l'être, ou encore une stratégie du trop-plein qui permet aussi de masquer. Avec une petite touche de doré à la fin comme un leurre ou un appât.

 

A la fois Pauline et Mathilde ne donnent pas les clés de lecture, et à la fois elles décrivent le chemin dans leurs écrits et conférences. Du point de vue de mon nombril, ça ouvre beaucoup de pistes à défricher, ou déchiffrer.

 

Le titre de ce post évoque à la fois le fait de cacher, mais aussi celui de retrouver.

 

 

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