Mon père est un Bionicle et ma mère est un chat.
Swan, 30 septembre 2007
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Aujourd'hui c'est samedi (plus pour très longtemps). Soirée en toute tranquillité, à veiller Rémi qui est tout raplapla et brûlant de fièvre. J'espère que ce n'est pas la dengue, une épidémie est
en train de démarrer. Les autres sont partis au ciméma, La mort dans la peau je crois.
J'avoue que je goûte pleinement ce moment, les grenouilles ont mis le turbo, il fait lourd, les derniers jours ont été très orageux. Comme dîner devant l'ordi, je me suis fait une tartine de
Vache qui rit et du Nutella.
Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que le samedi est souvent une journée un peu en suspens, entre le rythme de la semaine (épouvantablement matinel), et le relâchement du week-end. On vaque
sans convictions.
C'est ainsi que j'ai fugué à Diane avec Swan en fin d'après-midi. Objectif vélo. Pour ceux qui ne connaissent pas, Diane est un lieu-dit tout près de chez nous, avec la rivière qui lézarde (d'où
son nom) au fond d'une vallée.
See below.
Alors voilà, d'abord le ti moun' a fait un peu de vélo pendant que moman lisait son journal.
Et puis on s'est mis à l'eau, il y avait un bon débit.
Et on n'avait pas pris nos maillots.
Un petit coup d'escalade avant de rentrer (là j'ai gueulé parce que l'animal s'est mis de la terre partout et j'avais peur ki tombe (surtout)).
Bon, après cet article domestique, j'essayerai d'élever le débat.
Finalement, on s'en fout du débat !
La joueuse de go, prêté par Janine il y a un an, faut que je me grouille de lui rendre.
Me rappelle plus de l'auteur (encore une dame), elle est chinoise.
Je ne dirais qu'un mot : ouh la la, drôlement bien ce bouquin.
Je n'aime a priori pas trop la littérature chinoise ou japonaise (il y a d'ailleurs peut-être un monde entre les deux, n'oublions pas que je n'y connais rien en lettres), mais ce
coup-ci, je me suis laissée entraîner sans difficulté.
Un peu comme un match de ping-pong (ou de go peut-être ?), on passe d"un chapitre (court) à l'autre (court aussi) en tournant la tête tantôt vers la jeune fille, tantôt vers le jeune homme
(peut-être pour ça que mon problème de cervicales ne s'arrange pas). Tout les sépare, on comprend d'ailleurs mal pourquoi on nous raconte deux histoires si disjointes.
Puis, par une mécanique bien huilée, le destin se met en place (le pauvre ne pouvait pas faire autrement), les deux histoires trouvent leur intersection, s'interpénètrent, sans jamais fusionner.
Les deux points de vue sont conservés, chacun avance dans la construction d'une fin commune.
Ah l'amour.
Ceci n'a rien à voir avec le livre, c'est la Rivière Bras-David hier.