12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:15

img382.jpg

 

Monsieur météo a dit : alerte orange à la pluie. Une dépression passe, va peut-être se renforcer en cyclone mais pas bien fort. Ce qui laisse présager beaucoup beaucoup de pluies.

 

Il ne tombe pas trop d'haut en bas mais beaucoup d'eau en haut.

Depuis mon bureau, je vois la chaîne de montagnes. Quel ne fut pas mon étonnement tout à l'heure d'y distinguer une cascade. Surement pas une petite cascade, au moins quelque chose de plus de 100 mètres de haut, qui n'est pas dans le paysage d'habitude.

 

Regardez, c'est l'espèce de coulisse blanche en plein milieu sur le dessin. Incroyable non ?

 

En plus, quand j'ouvre la fenêtre, j'entends la rivière gronder. Au premier plan, les petites expériences de l'INRA (ignames, tomates etc.).

 

A la question "Mais alors tu dessines pendant tes heures de travail", la réponse est "Euh oui mais la cloche avait déjà sonné".

11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 00:18

14046607_BG1.jpg

*

Ce matin, je monte dans mon petit avion de banlieue qui m'emmène à Fort-de-France pour une réunion. 

 

Après la Martinique, il y a une escale à Port-au-Prince.

 

Un peu étourdie par le temps lourd et le manque de sommeil, je m'affale dans mon siège côté hublôt.

Une dame d'un certain âge me tend sans rien dire un formulaire, et sa carte de séjour. Je comprends que je dois remplir le formulaire pour elle.

 

Ce dont je m'acquitte avec plaisir. Elle se prénomme Elda. Les traductions en créole haïtien des informations à renseigner sont très imagées. Elda doit signer à quatre endroits différents, ce qu'elle fait en s'appliquant, c'est difficile pour elle d'écrire son nom.

 

"Signature" est traduit par "Ekri non w o sinon paraf". Ecris ton nom, ou bien fais une croix. Sur un document administratif c'est étonnant non ?

 

* chipé sur http://haitiinfos.blogspot.fr

27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:12

img221.jpg

Mais oui, c'est la cata complète. Je n'écris plus rien. J'ai pourtant plein de trucs à raconter.

 

La retraite à Marie-galante.

Les aventures à Madère.

Le bref séjour à Aussois.

La virée en voile.

Le permis du petit.

 

Je ne sais pas par où commencer.

Alors je reste muette, telle la carpe moyenne.

 

Et puis il y a eu du pathos, avec le moniteur de parapente qui s'est envolé au ciel et la femme d'un collèque qui a mis sur off pour quitter l'enfer sur terre.

 

J'ai donc pris date, et je pars dès demain à l'assaut des pages blanches de mon ordinaschtroumpf. 

21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:24

P1090302.JPG

 

Ah ! Mon enfant, dans quel état l'ai-je retrouvé à la sortie du collège.


Vous devez vous douter qu'il y a anguille sous roche, je serais moins sereine si son intégrité physique était à ce point altérée.

 

Figurez-vous qu'il s'est pris de passion pour le secourisme, et qu'il passe ses mercredi après-midi à l'UNSS (prononcer UNSS) à apprendre qu'en cas d'accident industriel il ne faut ni téléphoner si se déplacer pour chercher ses enfants. Qu'après avoir ranimé un bébé, il ne faut pas tout de suite le mettre dans les bras de sa mère, qui par ses tremblements intempestifs bien que compréhensibles, risquerait de le secouer un peu trop fort. Qu'en cas d'accident chimique, la sirène fait hi-hon-hi-hon pendant une minute quarante.

 

Et tout à l'avenant, sans compter les manipulations à effectuer sur les personnes qui s'étouffent avec des cacahuèttes, ou autres objets n'ayant rien à faire dans la trachée artère.

 

Or donc, j'entre dans le collège et je vois bien que les gosses se marrent (ça devrait être interdit). Et voilà ti pas que Swan déboule ensanglanté, le nez cassé et un oeil au beurre noir. Madame Robillard, professeur d'EPS de son état, et paraît-il maquilleuse "effets spéciaux" dans son jeune temps, dispose d'une malette de cosmétiques permettant de simuler parfaitement blessures, hémorragies, éviscérations, membres coupés. Formidable. C'est d'une réalité saisissante. C'est pour se mettre en situation dans les opérations de secourisme.

 

Cette femme est bien sympathique, et j'ai donc discuté le bout de gras avec elle sur ce sujet. Au bout de 5 minutes, elle a tenu à me faire la manipulation pour recracher la cacahuète, j'ai manqué de vomir mon 4 heures. Puis, j'ai dû exécuter la manoeuvre sur sa personne, au son de ses encouragements : "plus fort, plus fort".

 

C'est torride le secourisme.

28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:30

DSCN6164.JPG

 

Vous ne remarquez rien ?

 

Une photo, très probablement prise par moi.

Ce qui signifie que mon chargeur de batterie est retrouvé.

 

J'ai cherché partout. Sans trouver. Mais il a suffi que j'en commande un nouveau sur mon Amazon préféré pour le retrouver dès le lendemain. Il faut dire qu'il était rangé à sa place, alors forcément.

 

Maintenant, je suis à la recherche de mon chargeur de téléphone portable. Trois jours qu'il est à plat, quel bonheur. Ca m'a permis de ne pas savoir en temps réel que mon fiston avait séché les cours lundi. J'aurais surement tenu des propos désobligeants envers lui, plutôt que de préparer un discours pédagogue et responsable quand il rentrera à la maison vendredi (3 claques sur le museau). Je vais peut-être faire semblant d'en commander un nouveau et voir ce qui se passe ?

 

Question autrement plus passionnante : qui est la belle enfant natée ?

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 01:21

Cocotte-minute.jpg

 

D'une façon générale, et contre l'avis de la faculté qui dit que ce n'est pas bon de s'énerver, ma première réaction face à un évènement intempestif est de crier très fort après la première personne qui passe à portée de voix. Ou après moi-même.

 

Mais dans certains cas, la situation atteint de tels sommets qu'il est difficile de faire autrement que d'éclater d'un rire au moins intérieur.

 

Exemple vécu pas plus tard que tout-à-l'heure.

 

De retour d'une journée de travail bien chargée, je m'offre un bain très chaud bien mérité. Je suis donc toute proprette, et parfumée au 5 de Chanel (si si). La soupe de légumes mijote dans la cocotte (cocotte-minute, ce détail a son importance), prête à rassasier une famille nombreuse comportant 3 générations.

 

Après les 15 minutes de cuisson sous pression réglementaires, je coupe le gaz (à ne pas confondre avec le fromage) et je déplace le bitonniau de la soupape pour évacuer la vapeur sous pression avant ouverture du couvercle (PNC à vos portes, vérifiez votre vis-à-vis).

 

Pendant trois secondes, tout se passe normalement. Puis, pour une raison jusqu'à maintenant indéterminée et évidemment indépendante de ma volonté, la machine s'emballe. La soupape vomit soudainement quelque chose de très diifférent de la vapeur. Je dirais un crépitement violent et tous azimuts de fines goutelettes de soupe chaude, mais dieu merci pas brulante.

 

Conséquence numéro 1, les effluves de Chanel se trouvent mêlés à ceux du poireau et du fenouil. 

Conséquence numéro 2, une matière poisseuse recouvre les parties dénudées de mon individu (nombreuses mais que la morale bourgeoise judéo-chrétienne ne réprouve pas).

Conséquences numéro 3 : le sol est jonché de cette même matière poisseuse. 

Et consqéquence numéro 4, celle qui m'a finalement décidée à opter pour le rire, pendant que je m'évertuais à nettoyer la conséquence numéro 3, il s'est mis à pleuvoir de la soupe sur ma tête. Depuis le plafond, le crépitement ayant été réellement sérieux.

 

Toute cette séquence a pris beaucoup moins de temps qu'il n'en faut pour la relater, et j'ai quand même réussi à bondir sur la soupape pour la refermer. Je ne me plains pas, je n'ai pas glissé sur le carrelage gluant, et je ne me suis pas cassé une jambe.

 

La vie est belle, et la soupe était délicieuse.

 

 

 

Photo de Marie-Hélène Cingal sur http://www.flickr.com/photos/24271543@N03/5151238229/

 

Vous me direz mais pourquoi ne prend-elle plus ses photos elle-même ? Parce que j'ai intelligemment égaré le chargeur de batteries de mon nouvel appareil photo. Et là ça me fait râler pour tout de bon.

21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 20:47

Tortue-et-remora-copie-1.jpg

Je ne sais.

 

Palmes, masque qui fait de la buée, tuba.

Droit devant, je palme dans l'eau du matin, ni tiède ni vraiment fraîche.

Avec un espoir secret. Trouver les tortues.

J'avance.

 

Les herbiers sont maigres par 4-5 mètres de fond. Je bifurque vers la pointe rocheuse.

Un coup au coeur, elles sont là.

Deux énormes silhouettes bleuâtres, posées sur le fond. 

Portant chacune deux rémoras de leur taille sur le dos. Paturant tranquillement dans les herbes.

 

L'une s'éloigne. L'autre me laisse la regarder depuis la surface.

J'essaye de calmer les battements de mon coeur. Je fais mon plus beau canard et je la rejoins. Elle sent ma présence mais ne fuit pas, simplement attentive. De près, ses couleurs sont plus vives. Les rayons du soleil éclairent l'herbier.

Les rémoras sont tête bêche sur son dos, et ne font rien de particulier.

 

Le souffle me manque mais je ne cesse plus de descendre et de remonter. Je résiste à la tentation de la toucher, elle n'a pas peur. Sa tête me paraît grosse comme un oeuf d'autruche. Je distingue tous les détails de son bec et de ses écailles.

 

Ce matin, j'étais un petit animal heureux perdu dans le bleu gris de la mer.

 

 

 

* Photo trouvée sur http://guermeurouganda.canalblog.com/

 

11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 20:47

2012-01-Ilets-Pigeon

 

Le premier janvier, pour bien démarrer,

Il faut se baigner, c'est obligé.

 

De 11 à 89 balais, c'est ce que nous avons fait.

Immersion en face des îlets, dans une eau glacée.

Guère plus de 23 ou 24 degrés.

 

Toute vapeur d'alcool n'étant pas dissipée,

la plage était quasiment désertée.

 

Les petits poissons de leur côté, se sont fait attraper,

ont grillé chez Loulouse, nous les avons dévorés.

 

L'année, il est vrai, ne commence pas bien pour tout le monde !

14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 20:55

Clair-de-lune.jpg

 

Chaque mois c'est la même chose, et ça fait longtemps que ça dure. Non, je n'évoque pas les féminités lunaires réminiscentes qui nous tombent dessus plus ou moins régulièrement, nous autres les filles.

 

Je parle de ma feuille de paye.

Bien que plafonnant depuis un certain temps dans mon indice (et n'ayant pas envie d'atteindre le corps supérieur, non pas que je n'aime pas les grands corps, mais c'est tellement plus confortable de ne pas atteindre son niveau d'incompétence). Or donc mon salaire est censé ne plus augmenter. Mais je regarde quand même toujours rapidement le chiffre dans le cadre en bas à droite, le fameux net à payer. Des fois que j'aie loupé une semaine d'infos sur France Inter et que le gouvernement ait décidé de réduire le salaires de ces feignants de fonctionnaires.

 

Fiche de paye du mois d'otobre 2011. Ahhhh !! J'ai été augmentée de près de 30% ! Mes mérites sont-ils tels qu'une loi spéciale a été votée pour moi ? Je tente de déchiffrer la pierre de Rosette qu'est une feuille de paye. Je tombe sur une ligne que je n'avais pas vue auparavant tout au long de ce qu'il est convenu d'appeler ma carrière (je signale à mes chers auditeurs que je vais fêter mes 25 ans d'INRA Guadeloupe pas plus tard que dans deux semaines). Et au bout de cette ligne énigmatique dénommée GIPA 2011, il y a un chiffre assez conséquent.

 

La suite a été un jeu d'enfant grâce à mon ami Google. GIPA = Groupement Immobilier de Promotion Architecturale. C'est ça ! Ils ont su qu'on voulait repeindre toute la maison, et qu'on était un peu juste. Quand je pense que certains osent dire que le service public est démantelé de l'intérieur par une certaine intelligentsia, je réponds "Qu'ils aillent donc voir ailleurs s'ils n'aiment pas la France". "Sans blaaague" (Coluche, avant 1986).

 

Ah mince, c'est pas ça. La GIPA, c'est la Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat. Votée en 2007, elle s'applique maintenant sur les 4 dernière années, because l'infellation a été un peu plus importante que prévue comme l'avait dit Rachida. Traduction en clair : mon traitement indiciaire brut (en clair j'ai dit) euh mon salaire a augmenté moins vite que l'indice des prix. Et bien, automatiquement, ça a été rattrapé sur ma feuille de paye (et j'espère sur mon compte en banque, je vais quand même vérifier).

 

Alors Champagne pour tous ceux qui voudront bien venir me voir ! Bisous pour les autres (Higelin, je sais plus quand).

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 22:11

caritas.jpg

 

C'est le jour des bougies.

Une pour Abidji, une pour Marie-Ange, une pour Nadine.

Les autres pour les vivants que j'aime (j'ai bien peur que ce soit vous).