14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 01:39

  
Même les aiguilles d'épicéa et les feuilles de hêtre elles descendent

Quelle chanceuse je fais, je me suis offert un petit séjour à Chamonix, à l'occasion d'une journée de travail (qui plus est fort agréable) à Paris. Il y a des fois comme ça où tout va bien, que fait la police ?

Déjà Chamonix c'est joli, 
et en plus la-bas, 
il y a des filles et des gars, 
plutôt du genre sympa
,
qui m'accueillent à chaque fois...


Cette fois-ci, j'ai :
- appris comment faire des sons graves ou aigus sur un cor de chasse (en théorie seulement)
- fait des mouvements de yoga d'un type particulier (et j'ai l'épaule niquée) 
- pris le bain avec Jade (30 minutes de chache ininterrompue)
- mangé des litres de moules (jusqu'à présent tout va bien)
- expérimenté la descente en sous-bois et en raquettes (no comment)

Autant dire que tout ça c'est de l'aventure humaine où je ne m'y connais pas.


Là on mange des biscuits au sésame, ça fera le repas du midi.


A la descente, coup d'oeil sur des essentes.

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Chaussez vos lunettes, il s'agit des éditions successives du concours de l'âne (parfois bâté). L'an prochain, je m'inscris.


Les Bossons, surs de leur charme glacial.

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L'Aiguille du Midi, le Crocodile et le Fou

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Vous n'en avez pas marre ?

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Allez, rideau...

P1020870.JPG                              Tout le monde se concentre, on va y arriver...

5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:33
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Salut les gars, c'est Kim. Je suis avec Claudie au chalet. Hier, Je suis allée chercher Claudie à la gare. Maman était en retard, alors elle a pris le rond-point à toute vitesse. J'étais verte de peur, et Claudie elle était bleue de froid.


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Cet après-midi, on est allées se ballader dans la neige. Demain, pas de bol, je vais à l'école, pendant que Claudie et Maman iront faire une rando en raquettes. C'est pô juste !
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 19:30
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Je voulais évoquer la vie politique, car nous sommes arrivés juste avant les élections. Il s'agit d'un régime parlementaire, avec un premier ministre chef du parti majoritaire, et un président juste pour faire joli.

P1020621.JPG Votez PNM, le People National Movement

Une fleur de balisier comme bannière. C'est le parti en place, majoritaire, surout soutenu par les populations noires. Leurs meetings décoiffent, en musique. On ne boit pas que Coca dans leur PC de campagne.

 Et même jusqu'à Pointe-à-Pierre, fief Indien des opposants, le PNM arbore ses couleurs sur le vieux pont de fer.


Dans cette région Sud, la population est en majorité Indienne, issue de l'émigration qui a suivi l'abolition de l'esclavage. Comme aux Antilles françaises, des milliers d'indiens sont venus travailler dans les plantations de canne à sucre, avec un statut guère plus enviable que celui des escalves.

P1020654.JPG Leurs partis sont l'UNC (United National Congress) et le COP (Congress Of People), issu d'une cission en 2006 d'avec l'UNC.

Au passage, je vous montre quelques frimousses et coutumes indiennes, du côté de Chicken Point, là où nous tournâmes quelques temps à la recherche de la fameuse fabrique de céramiques.

 Sortie de l'école, l'uniforme est de mise

P1020656.JPG Kès ta twa ?

P1020693.JPG Les drapeaux, omniprésents objetsde culte

Pour en revenir aux élections, les deux blocs se sont violemment affrontés, parfois plus que verbalement. Le COP reprochant au parti en place de ne pas proposer d'alternative pour l'après-pétrole, le PNM reprochant aux politiques indiens en général d'être des voleurs, rien que ça. Il semble qu'après une prise de pouvoir par les Indiens, le premier ministre aurait détourné énormément d'argent et tué au passage un empêcheur de tourner en rond. 

Résultat des courses, que nous avons appris après notre retour : le PNM l'a emporté, avec 26 sièges sur 41. Patrick Manning reste en place, et souhaite instaurer un régime présidentiel.
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 20:56

Après les bêtes et les cailloux, la vie urbaine.

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Par ordre d'importance, 3 villes : Port-of-Spain dans le corridor Est-Ouest, sous la chaîne de montagnes, San Fernando plus au Sud (installations pétrolières, forages off-shore), et Arima dans les contreforts montagneux.
Pour le reste, peu d'agglomérations, mais plutôt de l'habitat linéaire.
Il y a de l'argent dans ce pays (sans doute plus pour très longtemps, les réserves de pétrole devraient être épuisées d'ici une douzaine d'années), alors il y a un réseau routier à peu près correct, excepté la signalisation. Ca a d'ailleurs provoqué un certain nombre de disputes lors de nos trajets. Extraits choisis :

Mais où on est ? 
Arrête-toi, je vais me renseigner. 
Ca va pas Maman, on est dans le ghetto. 
C'est malin, t'as loupé la sortie. 
Te fâche pas Maman, on va prendre la suivante.
Oh on laisse tomber le resto, on n'a qu'à manger le vieux riz qu'est dans le frigo.

Quelques vues de Port of Spain, ville grouillante et sympatique, qui n'est pas sans rappeler Pointe-à-Pitre.

 Diversité dans les coupes de cheveux.

P1020627.JPG Beaucoup de locks sous le chapeau. Dans cette partie du pays, on trouve une majorité de noirs.

P1020630.JPGQuand même un certain nombre de musulmans, mais mini-jupes et voiles font bon ménage

Tiens je le connais celui-là. Très peu de blancs à Trinidad.

P1020639.JPG Club de gym.

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Bon, on rentre, épuisés par un shopping intensif (pas moins de 5 tee-shirts pour Ludo), il va bientôt pleuvoir et on doit filer sur San Fernando...

12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 20:25

Malgré un taux d'inspiration relativement proche de zéro, j'attaque la saga Trinidad sans plus attendre (merci à l'agent 13 d'avoir suscité une réaction de ma part). Ca y est, l'électroencéphalogramme attaque une remontée qui, si elle n'est pas de la catégorie du col du Lautaret, n'en est pas moins réelle. Ces articles seront abondamment illustrés, une bonne image valant mieux qu'une description foireuse.

J'attaque donc par ce qui m'est le plus facile, la vie sauvage.

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Ahhhh, c'est quoi ça, y'a des serpents à Trinidad ?

Oui, mais pas de panique, celui-ci est 'non-poisonous'. C'est un Cascabel, autrement dit un genre de boa que nous avons rencontré dans la mangrove de la rivière Oropuche. Cette photo a été prise par Sham, qui nous a guidés lors d'une ballade en kayack dans cette mangrove. Sham est d'origine indienne (je donnerai des détails dans l'article consacré aux gens, un peu de patience que diable), est étudiant en commerce international à Port of Spain, et passionné de nature. Il propose des sorties en kayack sur cette rivière qu'il connaît comme sa poche, étant natif du coin. Les plus curieux d'entre vous chercheront au sud de San Fernando la fameuse rivière. Et j'en profite pour faire un coup de pub à Sham http://trinikayak.tripod.com/

Après un départ laborieux (une certaine fraction de la famille, proche des 4 cinquièmes, ayant eu quelques problèmes de tripes en folie au cours de la nuit, après avoir consommé des roties), nous nous sommes mis à l'eau à l'embouchure, et avons remonté la rivière. D'abord large d'une centaine de mètres, elle s'est resserée peu à peu, et nous a livré progressivement quelques joyaux tels qu'ibis écarlates (pas de bol, c'était des juvéniles pas du tout écarlates), tarpons, caïman (au singulier mais quand même)... 



Swan,  qui voulait absoument un kayack pour lui tout seul, a finalement apprécié le double...


Non loin de là, un endroit qui vaut le détour, c'est le Pitch Lake

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Littéralement : le lac de bitume. C'est-y-pas dieu possible ? Mais si, certaines mauvaise langues comparant d'ailleurs le site à un vulgaire parking de quelques hectares. Le sous-sol Trinidadien est riche en pétrole, en gaz ET en bitume, c'est comme ça. Des poches de bitume sont reliées à la surface, et alimentent ce lac. A peu près partout, c'est dur, ce qui veut dire qu'à certains endroit c'est mou, voire même liquide.


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Scrontch...                                                                                    Je dirais même plus, bloub


Cerise sur le gâteau, c'est la saison des pluies, alors il est possible (pour les allumés genre Swan), de faire un plouf dans les bassins emplis d'une eau riche en soufre (très bon mesdames pour vos problèmes de peau).  

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Parce que je le vaux bien...

Le site est également fréquenté par des aigles pêcheurs, des jacanas, et autres zigottos.

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Moi qui vous parle depuis ma résidence 'le Lotus bleu', 
j'ai vu débarquer les Dalton. Quelle misère.

Dans la même région, mais à l'est de San Fernando, d'autres curiosités géologique, les mud volcanoes. Je vous rapporte ce que François et Ludo ont vu, n'ayant pas participé à l'expédition. En français dans le texte : volcans de boue. Culminant de quelques décimètres, de petits reliefs amusent le passant en émettant des flatulences boueuses. J'en veux pour preuve la mine esbaudie de notre chef de famille préféré après l'émission d'une bulle particulièrement baveuse.



Mais revenons à des sujets un peu plus vivants.
L'extrême nord du pays est barré par une chaîne montagneuse recouverte de forêt quasiment vierge en certains endroits. N'écoutant que notre courage, nous entreprimes sa traversée, rendue probable par une route sinueuse, bordée de précipices et d'arbres immenses jamais taquinés par les cyclones (trop au sud). Ca craignait un peu rapport à la conduite à gauche avec boîte automatique (nooon François, ne débraye pas).
Au milieu de cette forêt, arrêt dans une ancienne plantation de cacao, pour regarder les oiseaux. 

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Laissons là les petits oiseaux de toutes les couleurs, et laissons-nous descendre sur l'autre versant de la montagne, jusqu'au littoral nord, battu par les flots. Le village s'appelle Blanchisseuse (vachement dur à prononcer pour un anglophone). Petit jeu-concous pour stimuler les commentaires de nos chers lecteurs : pourquoi Blanchisseuse ? Une nuit dans le cottage de Ginette, au 'Second spring guest house' pour le gagnant. Endroit exeutra, le cottage est à quelques mètres de la mer, qui est en contrebas. Les flots frappent de courtes falaises, le tout dans une ambiance quasiment japonaise.

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L'ambiance est propice à la contemplation, aux bains de vagues, et aux ballades dans le zaïon...

6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 20:46

TT (prononcer Titi) pour Trinidad & Tobago, que nous foulâmes aux pieds 7 jours durant.
Ci-dessous, le drapeau de cette république, qui date de 1963.


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Plutôt que de vous faire un récit chronologique de notre semaine la-bas, forcément plan-plan, j'ai choisi de scinder en 4 rubriques, que je vous dévoilerai au fur et à mesure.

La vie sauvage (c'est quand même tout près du Vénézuéla, c'est plein de bestioles, de plantouzes, et de curiosités géologiques).
La vie urbaine (il y a du pétrole et autres hydrocarbures, alors ça génère des sites industriels et des villes assez grandes, 3 surtout).
La vie politique (eh oui, ces gens-là sont en démocratie, et nous sommes arrivés en pleine élection présidentielle. Sauf que c'est un peu plus compliqué que ça). 
La vie des gens (nous n'avons pas la prétention de l'avoir comprise en si peu de temps, mais on a quand même vu du monde, on vous en touchera un mot).

A très bientôt donc...

29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 20:55

A l'heure où vous lirez ces lignes, nous devrions être en position off.
Adieu collège, collègues, école, à nous Trinidad.
Et bien sûr, pas de blog, ni d'ordi, ni de jeux en ligne. 
Y'en a qui sont moyen contents.
Mais quand ils découvriront les marais et leurs moustiques, les trinidadiennes et leurs poils aux pattes, la côte ouest et ses raffineries de pétrole, ils seront surement enchantés. Il suffit d'y croire.



Pour anticiper sur un probable article circonstancié à notre retour, une vue prise dans le nord du pays il y a quelques années (j'y avions été pour un projet sur les tomates, mais là ce sont des christophines qui tapissent les flancs de la colline).

1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 23:44
J'avais prommis d'élever le débat. Allons-y.

Voici une aquerelle que j'ai faite l'été dernier sur l'Ilet Fajou, qui représente l'Etang Bois-Sec. 

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Au moment des faits, l'étang n'était pas sec, mais pendant le carême (janvier à mai), ça ressemble à, ça :

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Alors pourquoi je vous parle de cet îlet Fjou, confetti de quelques dizaines d'hectares dans le Grand Cul-de-Sac Marin ?

Il faut savoir que cette zone est classée en Réserve de Bosphère par les Nations-Unies (ça veut dire que c'est très beau, rare et à protéger). Et comme sur cet îlet il y a une population de rats qui embête des populations animales BEAUCOUP plus nobles (tortues marines, râles gris) (mais bon c'est relatif, les rats sont quand même vachement intelligents), eh bien les gestionnaires d'espaces naturels et les scientifiques s'intéressent beaucoup à ces rats.

D'abord, il y a quelques années, ils ont essayé de les éradiquer. Ce fût un cirque assez extraodianire : pas moins de 20 personnes mobilisées pendants 30 jours, à disposer des pièges à rat partout dans l'îlet (sur la plage ça va, mais dans les zones de mangrove c'est moins drôle), à relever les pièges tous les jours (attraper le rat vivant dans le piège et lui tordre le cou), à les disséquer tous les soirs (ce n'est pas tous les jours qu'on peut disposer d'une population complète, autant faire tout un tas de mesures et de prélèvements qui vont servir à d'autres études)... Et tant qu'on y était, on a fait pareil avec les mangoustes, grandes prédatrices devant l'éternel. Bilan de l'affaire : près de 700 rats ourdis, et une quarantaine de mangoustes.  Un an après, contrôle des bons et des méchants : les mangoustes, elles ont bien été éradiquées. Les rats, presque (ce qui veut dire que ça a raté, et la populations s'est doucement reconstituée). Les râles vont bien merci, leur population s'est bien développée depuis ces malheureux événements. Quant aux tortues marines, franc succès : leurs pontes étaient détruites à 100%, et depuis l'opération commando, les bébés tortues naissent à nouveau sans se faire gober tout cru par les mangoustes.

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Et alors on ne mange plus d'omelettes nous ?
(Dessin de Jean Chevallier, tous droits réservés)

Quel rapport avec ma virée sur l'îlet cet été ? C'était pour accompagner mes amis ratators, qui poursuivent leurs investigations. La question était cette fois la suivante : quel est le régime alimentaire des rats, en quantité et en qualité (c'est bien beau de les accuser du pire, ils ne mangent finalement peut-être que quelques feuillages et coquillages ?). Mais comment diantre fait-on pour savoir ce que mange un rat sur l'îlet Fajou ?
- on le surveille à la jumelle et on note ce qu'il mange ? Non.
- on l'attrape et on regarde ce qu'il a dans dans le ventre ? Avant on faisait comme ça, mais c'était relativement compliqué car il fallait tout regarder au microscope et avoir des éléments de référence.
- on l'attrape, on prend ce qu'il a dans le ventre et on fait des analyses physico-chimiques dont je ne me rappelle plus le nom, et qui permettent de savoir les proportions des différents groupes animaux et végétaux consommés. Et pour ça, il faut avoir en même temps prélevé et capturé toutes les espèces animales et végétales potentiellement consommées par le rat sur l'îlet. Ce n'est guère plus simple que l'item du dessus, mais il paraît que c'est ce qui se fait de mieux. Le projet scientifique s'appelle "Aliens", d'autres équipes de par le vaste monde font le même genre d'étude sur d'autres espèces envahissantes.

Ma conclusion à moi : y faisait vachement beau ce jour-là, et petit à petit je retrouve mes marques en aquarelle.

2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 17:44
Mon premier est l'instrument du hasard, mon second est zob/2, et mon troisième un port d'attache. Mon tout est un caillou long exposé à la morsure du soleil, des vents et des iguanes. Voir image ci-dessous, prise depuis la plage de la Petite Rivière à Baie-Mahault. L'image date de 1987, mais le pays n'a guère changé, si ce n'est (si ce ne sont ?) des éoliennes qui ont poussé sur la montagne, et des lampadaires sur la voie unique, éclairant au bas mots 5 passants de l'heure.
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Pendant que les petits copains sont en train de recompter leurs cahiers et autres fournitures scolaires, nous nous échappons peu avant la rentrée, et prenons le tramway pour la Désirade. Traversée ultra calme, pour preuve ma mine non déconfite en doublant la Pointe des Châteaux.
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Quelques chiffres : 1632 âmes (qui vivent), probablement autant d'iguanes, mais aussi des racoons, agoutis, têtes à l'anglais (cactus protégés), 1 côte abritée (relativement), 1 côte au vent accessible seulement par la montagne ou la mer. 
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Les ressources ? La pêche, un peu d'élevage (biquettes et moutons), quelques locations de gîtes (le nôtre était top, espace dedans, espace dehors, si le coeur vous en dit c'est chez Raymonde Lalanne, dont le mari était gardien de phare à Petite-Terre dans les années 70). 

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Un plateau inhabité (hormis le papa de Maguy, qui vit dans sa case rouge, élève quelques animaux, dispose d'une citerne du XIXème (siècle, pas arrondissement), tout ça après avoir quitté l'île à l'âge de 20 ans, et fait sa vie en France). Je m'égare, nous ne sommes pas dans une chronique historique, mais dans le blog des Bubu.
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L'endroit est extrêmement sympathique, je furête dans les faubourgs, tire le portrait aux iguanes, aux mobylettes et aux vieux volets patinés, pendant que le reste de la famille pêche au fusil (merci Ludo), fait trempette en sa castagnant avec des chaussettes remplies de sable (essayez, c'est rigolo, mais ça peut faire mal).

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Laisse béton


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Mangue qui s'est pris une tôle  


Tenue de camouflage


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Tout ce bleu, ça me fout le blues (dit la tourterelle désiradienne)


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Le sang du flamboyant

Nous traversons le plateau en 4 x 4, trainons près du phare et de la sation météo, trouvons une patte et une tête de biquette sous un petit pont (beurk). Au fond de l'anse de Baie-Mahault, il y a un tout petit cimetierre. Les marins ont arrimé leurs barques aux tombes pour que le cyclone ne les emporte pas. Les morts ont dû être contents, enfin un peu d'animation et d'utilité publique...

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L'air marin qui rend fou...  

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Un, deux, trois, nous irons aux bois


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Bon, je vous laisse, j'ai à faire...  Des kilos de feuilles de mancenillier à brouter, ce n'est pas rien.


Dans un prochain article, je vous raconterai peut-être l'histoire de cette espèce de cactus protégée, la tête à l'anglais, qui était fréquente sur la route du phare, et dont la population semble en avoir pris un vieux coup. D'aucuns accusent les chèvres, capables de brouter cette plante épineuse en lui donnant des coups de cornes. Mais lorsque biquette broute la catée en danger, elle ne la tue point. Et bizarrement, il reste des cactus dans des coins inaccessibles aux hommes (mais facilement acessibles aux biquette). De là à dire qu'il y a anguille sous roche, il n'y a guère plus qu'un pas de fourmi (j'ai oublié de vous dire que le cactus est très décoratif).

La suite au prochain épisode...
24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 15:33

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Bain d'argile dans la mare à Tatie Frédérique...


Le héros, j'ai nommé Ludo (à gauche sur la photo), est revenu de l'enfer vert. 
Changements notables : 1- ongles de pieds verdâtres (sans doute l'argile), 2- propension à débarasser la table sans qu'on lui demande, 3- souhait de vivre en Guyane. Au bout de 3 jours, tout était rentré dans l'ordre initial.

Or donc, trois semaines passées chez Thibaut (à droite sur la photo), dont les grands-parents vivient sur un terrain de 4 hectares, avec appontement sur la rivière, bateau pour aller sur le fleuve, buggy pour faire des tours sur le terrain. Un coin de paradis en somme.

Les temps forts : parties de pêche sur le fleuve Kourou, visite du centre spatial, décollage réussi d'Ariane, traversée de l'Oyapock pour aller faire un saut au Brésil, et la téloche dans la chambre !  

 

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Ariane 5 ? Un gros suppo ? Non, juste une maquette.

A noter : "c'est drôlement plat, pas vu un serpent, fait plus chaud qu'en Guadeloupe, les moustiques assurent, les poux d'agoutis m'on laissé en paix, j'y retournerais bien l'année prochaine". 

Ludo, août 2007