14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 22:34

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Face ou profil ? Un petit morceau de Picasso.

 

C'est connu, New York est plein de musées en tous genres. Ce qui est également assez répandu, c'est l'aversion instinctive des enfants pour aller voir de l'art en conserve. Nous avons pu transiger : un musée d'histoire naturelle pour tout le monde (où il fut question de la vie des esturgeons dans le lac Ontario, un morceau d'anthologie filmé en 42 D, ça m'a filé la nausée),  et un musée d'art moderne pour les autres.

 

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Le dino sous sa lampe à UV.

 

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Illusion optique de Lynx.

 

Les animaux empaillés sont mis en décors, liés à un genre de fondu-enchaîné peint. C'est beaucoup mieux que tout ce que j'ai vu à la Grande Galerie de l'Evolution du Jardin des Plantes.

 

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Paquet de nonos fossilisés et reconstitués, ça m'a tout l'air d'être un T. rex.

 

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Là j'en vois un assez intéressé par l'arrête du mur.

 

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Je crois me rappeler que c'est une étude pour les Demoiselles d'Avignon (tableau que je n'aime pas).

 

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Guili guili (Picasso encore).

 

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Papier hallu (cinant).

 

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Et toujours l'ami Pablo.

 

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On termine sur une note joyeuse ! Ouvrons les yeux... 

13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 15:56

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On dirait que les New-Yorkais aiment les animaux de compagnie (d'où le jeu de mots douteux du titre). Pas n'importe lesquels : de race, bien élevés (jamais entendu aboyer ni vu déféquer un chien), et assortis au maître (comme dans les 101 dalmatiens).

 

Dans un jardin public de Greenwich Village, j'ai vu (de mes yeux vu) un square à chiens : un enclos, ou les mamans et les papas sont assis sur des bancs, et regardent d'un oeil attendri jouer leur presque progéniture. Le plus incroyable, c'est que les chiens jouent entre eux sans s'énerver (pas comme les gosses).

 

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Je sens le pâté ou quoi ?

 

 

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La vie en roses (ectoplasmes de Martine et Ségolène ?).

 

 

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 Il a pris 10 grammes depuis le mois dernier, ça me fait du souci.

 

 

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Ah ça me gratte, elle pourrait m'attendre.

 

 

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Reste tranquille Titi, on a bientôt fini la visite.

 

 

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You know what ? Ouaf guys.

12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:22

Manhattan 

 

 Moi je kiffe le skyline de Manhattan...

 

En 2 mots 4 paroles, il faut que je vous dise quelque chose d'assez peu original : je reviens de 2 semaines de vacances en famille, dans la contrée des M & Ms, des gratte-ciels dans les tons gris, bleu, rose, des gens qui ne vous regardent pas de travers quand vous l'êtes (de travers), des homards qui se suicident dans votre assiette, et des cascades qui rendent l'atmosphère délicieusement glaciale alentour.

 

Circuit = New-York City, Boston, Ithaca (là, vous allez devoir chercher où c'est) et Niagara Falls (la chance des mouettes qui volent au-dessus sans risquer de tomber dedans).

 

Je vous épargnerai un long récit chronologique, et ne retiendrai que quelques flashes, qui seront distillés au fur et à mesure, telles de petites bulles babillardes.

 

Premier évenement notable de ce voyage : j'ai réussi à ce que mon cher et tendre n'emporte pas son ordinateur. Pour la forme, il s'en est plaint chaque jour avec une mauvaise foi adorable.

 

A bientôt pour la suite du voyage, qui traitera peut-être des chiens-chiens à leur mémère, pépère etc...

 

Montserrat

 

Et pour illustrer un peu quand même, le survol de Montserrat au départ.

On devine la coulée qui agrandit l'île, et la fumerolle entraînée par le vent.

19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 01:13

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En peinture à l'eau, on ne peut pas ajouter de blanc. A moins de tricher (ce qui est tout-à-fait autorisé), et de coller un petit coup de crayon ou pastel blanc par-ci par-là.
Mais donc en théorie, comment représenter en aquarelle un payasage à dominante blanche ?
Déjà, se persuader que ce qu'on voit n'est pas tout blanc.
Ensuite, cligner des yeux pour voir des couleurs ou des valeurs ressortir.

Mais de quoi elle cause encore ? Certains esprits curieux auront peut-être remarqué que la première moitié du mois de janvier a été marquée dans notre beau pays par ce qu'on appelle un épisode neigeux. Par la plus grande des chances, ma tribu se trouvait à ce moment-là dans un village exotique appelé Chamonix par les indigènes. Les dieux s'étaient donnés le mot, et pleuraient de grosses larmes froides : des flocons géants !

Que c'était beau.

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Sous l'iso-bidule des zéros degrés par contre, les larmes étaient liquide (la pluie qu'ils appellent ça). Alors moi, pas question d'aller chausser les machins longs et plats dans ces conditions. Pendant donc que mes proches allaient s'imbiber gaiement de flotte dans la montagne, je restai courageusement au chalet, avec ma bonne amie et ma boîte d'aquarelle. D'où l'histoire du blanc.

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La prochaine fois, je vous parlerai peut-être du vert.

10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 19:13
On aurait dit que cette année (enfin l'année dernière), c'était l'année de la Guyane. Contrairement aux idées reçues, je n'ai croisé ni serpent, ni mygale, ni fusée. Pas vu la queue d'un moustique. Que fait la police des clichés ?
Par contre, cette fois-ci en décembre, j'ai vu des cacaos pas comme les autres, la crique Yiyi, et toujours le marché de Cayenne. Ce coup-ci, mon appareil photo ne s'est pas enrayé comme la dernière fois.

Vous l'aurez voulu.

Bois-brule
C'est quoi ?

Cacao1   Cacao2
Non, il ne s'agit pas de testicules de papous empaillés, mais bien de cabosses de cacaoyers. D'autres espèces que celles qui servent à faire le Van Hounten.

Cacaoyers
Les mêmes, en situation. Bien plus beaux qu'un arbre de Noël.

Reflet
Oh ! Nous arrivons sur la crique, succession de marais ouverts, et de cours de rivière resserrés, dans lesquels les chauve-souris nous ouvrent le chemin sous la voûte végétale. Just imagine.

Marais
Comme qui dirait un paquet de nénuphars plutôt petits...

Papillon
... butinés aimablement par un représentant de l'ordre (des Lépidoptères).

Eden-vert
La crique commence à se rétrécir. Les palmiers bâches se reflètent comme ils peuvent.

Colifichets
Allons donc au marché, pour nous remettre de cette belle nature (absolument pas croisé âme humaine qui vive sur cette rivière). Un peu de lèche-vitrine sur le chemin, on sent que Noël approche.

Marchande
Alors dans la famille des marchandes, je voudrais... la mongh à la coriandre...

Marchande2
... la musulmane aux haricots géants...

Bel-ti-fi
... la bel-ti-fi aux concombres et aubergines ?

Reveur
Ca en laisse rêveur plus d'un...

Cliente
... mais rieuse plus d'une.

Poseur
Pour terminer, un scoop : le père Noël en train de livrer au 7 Boulevard du Générald de Gaulle.

Silhouette
C'est pas le tout, je me sauve. Comme cette représentation du bagnard fugitif.
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 20:20

Il y a seulement 7 jours, je m'aprêtais à passer une journée délicieuse.


Le contraste avec les dernières semaines était saisissant : des jours à ressasser un problème insoluble au travail, à broyer du noir sur cette impasse, pour finalement m'envoler vers d'autres cieux, plus proches de l'équateur.


La Guyane. Je commence à m'y habituer sérieusement, c'est que ce pays est attachant (si si).
Deux jours à réfléchir avec plein de gens plutôt sympatiques. Comment faire plus et mieux de l'agriculture ? On n'a pas vraiment la réponse encore, mais on progresse.

Et puis quand même, une récréation en fin de semaine. Je retrouve un "vieux" copain d'école, du temps de mes 16 ans, et nous partons pour la journée en canoe sur le fleuve Kourou et la crique Balata. Une crique, c'est une rivière.

Fleurs et cabosses de cacaoiers sur les berges, ondée plutôt fraîche en pleine saison sèche, détente sous le carbet, tentatives de pêche à la mouche et au bocal de Quality Street, bain dans la rivière (ahhh ! pas d'anaconda ?), bronzette sur le ponton, et le flash des ailes de morphos (jusqu'à midi...) et de bleus barrés (à partir de 14 heures d'après le syndicat d'initiative).



Retour en fin de journée, le fleuve est si lisse qu'on a le vertige en regardant les reflets.

Tois toucans traversent.
L'enfer vert en quelque sorte.

24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 21:17

Suite de la saga estivale.

Génial, on s'est rappelés où était garée la voiture à Venise, et nous avons pu nous diriger vers l'étape suivante : le lac de Garde. Pourquoi le lac de Garde ? Comme ça. Le nom était évocateur, et ça nous rapprochait de Milan, où il était prévu de laisser la Mère Michèle, qui n'avait bien heureusement pas perdu son chat.

Petit a parte à propos de la Mère Michel (sans e), héroïne du roman "L'élégance du hérisson", que je vous recommande chaudement. J'essaierai d'en faire un petit article dans un délai raisonnable.

 

La région du lac de Garde se caractérise par la présence d'un lac glaciaire - mais pas glacial - du même nom, d'une longeur de plus de 50 kilomètres, d'un bleu un peu turquoise, de galets gris, et de bandes de canards qui barbottent (ça fait bizarre quand on se baigne). Le tour du lac est assez désolant (de mon point de vue) mais dès qu'on s'élève un peu (au sens propre), adieu l'ambiance de station balnéaire surpeuplée, et bonjour la tranquilité, les oliveraies, les vallées abruptes.


Les hauts de Toscolano-Maderno

Petit épisode climatique, qui me donne l'occasion d'utiliser la vidéo comme support de communication (c'est une première, je me lance).  Pour l'instant c'est la galère, je n'y arrive pas.

Eh bien nous avons donc assisté à un gros coup de vent, avec chute de grêle, la température a chuté d'une douzaine de dégrés en moins de temps qu'il ne faut pour charger une vidéo sur You-m'en-Tube.

Deux jours à nous imprégner de l'ambiance, jouer au frisbee dans l'oliveraie magique, faire des papouilles au gros labrador noir de Maria-Paola, chercher les bons restaus et finir par les trouver.


Pour finir, une image torride, captée dans la forêt par Ludo. Ames sensibles s'abstenir.

13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:22


Matin depuis Fondamenta Nuove.

Voir Venise et mourir.



Cimetière de San Michele

Voir Venise et vouloir y revenir.


Maraîcher nautique Boulevard Garibaldi.

Marcher dans Venise le matin à la fraîche (à cette occasion, il est possible de voir de vrais vénitiens, de se laisser porter par la brume, d'observer le manège du service de voierie qui enlève les petits sachets poubelles déposés à même le sol sur le pas de chaque porte).

Marcher dans Venise en famille, en prenant soin de ne pas égarer un enfant dans une ruelle sombre ou sur le pont bondé du Rialto.

Marcher dans Venise jusqu'à la place San Marco au moins une fois par jour pour assouvir la passion de Swan pour les pigeons.
 


Prendre le vaporetto pas trop souvent (6 Euros 50 le ticket),

... mais quand même pour débarquer à Burano, l'île arc-en-ciel.

Où à Torcello, l'île aux cigales.

Et retourner une dernière fois place San Marco.
 

5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 21:10



En effet, rien de tel qu'un voyage pour relancer un élan épistolaire, érodé depuis quelques mois, englouti dans les vagues quotidiennes de la vie. Finalement, est-ce bien raisonnable que je me remette à écrire ? Je pose la question à vous qui allez me subir. Espérant bien sûr que la réponse sera "oh oui, nous attendions ce moment avec impatience".

Alors ce n'est pas "Bécassine en Bretagne", mais "La famille Bubu à Paris, en Italie et en Savoie".

Par où on commence ?

 

Par le plus près, Paris-Versailles... Rendez-vous page suivante.

18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:52


Saint-Louis de Marie-Galante, le lundi de Pâques

Nous partîmes à 12, et grâce à un bon vent fort
Nous ne mîmes que 5 jours pour arriver au port.

 

Un truc qui devrait être obligatoire et remboursé par la sécu : la voile en famille et en amis. C'est pas cher (non non, faites le calcul), et ça peut rapporter gros (des poissons à la traîne par exemple, quoi que cette fois on ne peut pas dire qu'on ait vécu de notre pêche).

J'essaye de camper un peu le décor et les protagonistes. Avant ça, j'enregistre en brouillon, je dois aller chercher nos dossards pour les Rondes vertes. "C'est quoi les rondes vertes ?" vous écriez-vous tous en choeur. Je vous le dirai la prochaine fois.

Jade. N'a que la moitié du gène qui permet d'enrouler la langue (mais dispose de la totalité des gènes de la malice).

 

Anouk. Supporte courageusement des parents qui ne loupent pas une occasion de l'emmener faire des promenades à terre sous le cagnard ou sous la pluie, au lieu de rester peinards au bateau.

 Kim & Swan. On ne les présente pas.


Euh lui c'est Yannick. Arrière petit-fils de moine tibétain, doté du gène de lévitation inverse.


Rémi. Au saut de la couchette, en phase de reconnection neuronale.

Nat. Spécialiste en règle de cra (et en règle de trois). Auxiliaire de navigation précieuse.

Jeff. Promoteur de lunettes internettes. Accro à l'arnica sous toutes ses formes.


Angèle. Spécialiste en coloriage de chromosomes de canne à sucre (la teinture à chromosome a coulé sur son tee-shirt).

Jean-Christophe, alias Coco. N'a pas arrêté de chiper 'Les 7 Eves' et 'Malavita' aux filles. L'avons exhorté avec succès d'exorciser sa peur de barrer.

Pis quand même, Popo et Moman étaient là.

Démarrage en douceur en fin d'après-midi depuis la marina. Cette fois, c'était plein sud, objectif le bout du monde (avec quand même la contrainte de rentrer au bout de 5 jours). Pour ne pas trop forcer, nous passons la nuit à l'îlet Gosier, situé à la vertigineuse distance d'nviron 2 miles de notre point de départ. Etant en compagnie de personnalités scientifiques de renom, l'une d'entre elles, néanmoins de sexe masculin, nous livre à une expérimentation en aveugle. Il s'agit de faire la différence entre les deux marques de bière embarquées. Fastoche, entre la Corsaire et la Carib, impossible de s'y tromper. Beuuh, on a eu beau essayer plein de fois, on ni ya pa arriver !

Le lendemain, journée magnifiquement pluvieuse, effets de Manche. Vent bizarroïde qui nous pousse difficilement jusqu'aux Saintes. Jeff se prend un méchant retour de winch dans l'avant-bras, et commence donc à s'oindre et gober de l'arnica. Un tour dans le bourg pour certains. Devant l'église, un beau santois en tunique blanche et barbe jaunie prophétise : "Jésus ne travaille pas aujourd'hui".

Pas moyen de mouiller à l'îlet Cabri, trop de monde en ce jeudi saint. Nous aterrissons au pain de Sucre, nuit tranquille, notre cata de 46 pieds (quasiment un mille-pattes) est stable. Le lendemain, nous arpentons les mornes pour trouver un gendarme ou un policier en service, il nous faut un papelard attestant que nous sommes partis. Mais c'est vendredi saint, on ne trouve personne à part des iguanes et des poules. Tant pis, les douaniers dominicais nous prendrons tels que nous sommes.

Samedi, démarrage en trombe pour la Dominique. Le plan d'eau des Saintes est toujours aussi turbulent, on empanne et Jeff se trouve comme qui dirait un peu projetté par le paland sur un des montants du tau. Ce coup-ci c'est la tête et le bras qui prennent, mais le tube d'arnigel est à portée de main, et les granules font leur office. Allez, maintenant on avance bien, la mer est belle, et ça mord. Un baracuda, pas de bol, on le remet à l'eau après une manoeuvre effectuée de main de maître pour se mettre à la cape (c kwa sa ?).

Nous atteignons la pointe de Portsmouth, et à ce moment, une barque jaune nous fait signe et nous guide vers le mouillage. C'est Cobra, qui essaye de faire marcher le commerce local. Il y réussit, nous acceptons de mouiller sur une bouée moyennant quelque monnaie.  Fruitman arrive également avec sa barcasse, il nous propose des pamplemousses. Tomorrow man, laisse-nous arriver.

Ballades dans le bourg, puis le lendemain, objectif la crête de la montagne. On ne la trouve pas vraiment, mais tout ça est vert escarpé, gorgé d'humidité. L'herbe sur le bord de la route, c'est de la citronelle. Des icaques et des cajous en pagaille. Tout là-haut, des cultures vivrières (ignames, cives, tomates...).

Bon allez, nou ka chapé, on part à Marie-Galante. Euh alors Jeff, pour quoi tu as mis la traîne ? Le fil de pêche est tout entortillé dans l'hélice, et peu après, on se rend compte qu'une latte de grand-voile se fait la valise. Retour au mouillage, etc... et c'est reparti... Dimanche pascal très très pluvieux à Marie-Galante... Allez, on dort à Saint-Louis, on flane, et on rentre. Angèle, Coco et Anouk ont un avion à prendre le soir-même. C'est un peu juste...

Quelques photos d'ambiance .