27 juillet 2026 1 27 /07 /juillet /2026 15:21
Moi, Marius, pêcheur

Donc Marius, 6 ans, mercredi dernier, plage Caraïbes, me dit : "Viens me regarder, je vais pêcher sous les galets dans la mer des poissons-ventouses".

Bon comme je suis gentille à mes heures, j'accepte cette fable mais négocie le fait de ne pas me mettre à l'eau complètement.

Le gaminou farfouille dans l'eau tiède, au moins il s'amuse et moi je me la coule douce.

Moi, Marius, pêcheur

Ha ha, au moins il a pêché des cailloux, ce n'est pas si mal.

Moi, Marius, pêcheur

C'est là que je commence à me dire que j'ai été condescendante envers lui, il semble qu'il y ait des poissons accrochés sous les galets. Il maîtrise la technique de capture. "Tu comprends, faut se dépêcher de sortir le caillou sinon le poisson y tombe".

Moi, Marius, pêcheur

Et voilà, en 10 minutes il en a sorti 6. J'ai dû lui demander d'arrêter sinon il vidait l'océan.

 

Respect donc à Marius, qui malgré son prénom et ses origines marseillaises n'est pas du tout mytho. Juste le roi de la pêche.

Moi, Marius, pêcheur

En plus, son frère Théo m'a fait découvrir les fleurs de tamariniers. Merci les gars, grâce à vous je devenue plus savante.

30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 15:00
La faute à pas de chance ?

Le destin c'est ça. Une suite d'évènements en apparence anodins, qui conduisent à une situation qui paraît extraordinaire.

Les faits.

J'aime punaiser des photos des gens que j'aime sur les murs.

Problème, le temps fait son oeuvre (encore une histoire de destin). Sous le climat qui est le mien, les photos finissent par ternir, se déliter puis s'effacer complètement. Ce dont je m'accommode au final, c'est un bon rappel de notre impermanence.

La faute à pas de chance ?

Mais bon y'a des limites, j'avais envie de conserver un peu ces deux photos. Hop, pochette plastique, scotchée au cadre du tableau.

 

Comme à chaque fois, je galère un peu avec le rouleau de scotch, j'entortille le morceau, je recommence. Et à la fin, j'abandonne à son sort (destin) un bout de scotch par terre, et je pars à Petite Terre avec mon baluchon.

Retour à la case hier soir, incroyable ce week-end, qui m'a bien replongée dans un passé assez récent. Mais là n'est pas le sujet, restons focus.

 

J'émerge ce matin, et mon oeil est attiré par un truc bizarre sur le carrelage. Des dizaines de ces hqsdggf de fourmis rouges sont en train de bouloter un animal mort désséché, et collé sur le fameux morceaux de scotch.

 

Après quelques secondes de totale incompréhension, les pièces du puzzle se raccordent, tel le module à la station MIR. Le scénario a dû être le suivant.

 

Un bébé Mabouya est sorti de l'oeuf, pas plus grand qu'un truc d'un ou deux centimètres de long. Ses pas l'ont conduit vers le morceau de scotch, qui par malchance (destin) avait le côté collant sur le dessus (inverse du syndrome de la tartine qui tombe). Le piège involontaire a fonctionné, et j'imagine avec grande tristesse ce bébé Mabouya confronté à la première et dernière expérience de sa vie : tenter de se dépêtrer sans succès de ce truc, puis succomber.

 

Les fourmis ont eu un week-end plus chanceux, ayant bénéficié d'une source alimentaire de qualité et en quantité. 

 

Au final, tout ça n'est rien d'autre que la ronde de l'univers, au travers de celle de la vie.

 

Mais quand même, j'ai de la peine.

 

26 décembre 2025 5 26 /12 /décembre /2025 14:21
Atahualpa, dernier empereur Inca

Atahualpa, dernier empereur Inca

Je suis partie en voyage ce matin, avant le lever du jour.

Dans ma besace : une thermos de café, une serviette, un bouquin à terminer, un maillot de bain.

Direction Sainte-Claire, à l'autre bout du monde (6,1 km).

 

Ouf j'arrive à temps, le soleil n'est pas encore levé. Le gros cochon rescapé de Noël est en liberté sur le parking, il m'effraie un peu mais ne m'attaque ni ne me dévore. Un chien aboie, aucune caravane à l'horizon.

 

Ambiance de gris sombre mêlé de reflets orangés d'une possible aurore, plus tard. Ça ne fait pas un pli sur la mer. A peine une petite frise sur le récif au loin. Encapuchonnée (froid, moustiques), je déguste, que dis-je je me délecte de café chaud, en rêvassant sur les couleurs, lumière et matière qu'il m'est trop difficile de retranscrire ici.

 

En contrejour, deux pélicans flottent tout au bord de la  plage. Ils n'ont qu'à mettre la tête dans l'eau pour trouver leur fretin. 

 

Mon livre, c'est Civilizations, de Laurent Binet. Je ne spoile pas, mais Colomb foire sa découverte des Amériques et les Incas envahissent l'Europe. Le décor est planté à Sainte-Claire et je construis mon récit fait de signes. Une masse sombre (la caravelle La Pinta) se profile à droite du tableau, je finis par distinguer la silhouette d'un gros bateau de croisière, qui accostera de bon matin au port. Au large, Marie-Galante.  

 

Avant que le soleil ne se lève, j'ai assez de lumière pour avancer dans ma lecture (page 314, comme le nombre π qui comme chacun sait est utile pour calculer la circonférence de la terre, ou du soleil). Page 325, chapitre 85 (la mort de l'Inca), l'empereur Atahualpa, peu avant un rendez-vous galant avec sa demi-soeur la duchesse Quispe Sisa, épouse du duc Lorenzo de Médicis, "resta un moment sur les remparts, seul, à admirer le lever du soleil". A ce moment, je lève les yeux, et bien sûr le soleil perce entre deux nuages d'encre. Atahualpa entra dans la chambre et le complot ourdi par le mari de la belle se referma sur lui "Le lit était vide tandis que, derrière la porte, attendait l'homme du duc, une dague à la main".

 

Le soleil est bien levé maintenant, et j'enfile courageusement mon deux-pièces jaune d'or. Le m'immerge dans l'onde calme, aveuglée par le soleil. 

 

Ce dieu auquel on peut croire chaque jour, rien qu'en ouvrant les yeux.

 

Qui brille pour tout ce qui peuple le monde.

 

 

23 novembre 2025 7 23 /11 /novembre /2025 19:59
La Parabole du dimanche

Pour changer, je vais commencer par la fin. La morale de l'histoire. Qui est de ne pas accorder une confiance aveugle aux prévisions de Météo Guadeloupe.

8h45. Je repars de ma petite zone commerciale dénommée Fortîles avec deux kassav bien chauds, végé-piment-sauce avocat, un pour moi, un pour mon darling voisin.

8h30. Pour patienter en attendant mes kassav, je m'offre le café numéro 3 de la matinée, et je donne quelques pièces à un gars qui m'en demande. Il titubait fort alors je croyais, pleine de préjugés que je suis, qu'il était sous l'emprise de quelque substance psychotrope. Hé bien pas du tout, il a commencé à me parler assez clairement du naufrage qui avait eu lieu sur le récif au large de Fortîles. Ma curiosité a été piquée, et nous avons entamé une discussion.

 

Son récit a été le suivant. Je ne l'ai pas réellement cru, mais je l'ai trouvé cohérent. " Le bateau s'appelait le Liberty boat, et a fait naufrage en avril 1964, à cause d'une tempête tropicale, même si ce n'était pas la saison des tempêtes. J'étais dans ce bateau avec ma mère, nous étions partis pour échapper à la révolution en Ethiopie, j'étais un petit bébé. Par miracle, nous ne sommes pas morts, et je pense que le bateau a été sabordé". 

 

Je vous dirai dans le prochain post ce qu'ont donné mes recherches une fois rentrée à la maison.

7h10. Je reprends la route depuis Trois-Rivières et décide in extremis de bifurquer vers la Coulisse, pour aller voir la rivière et la cascade du même nom. Vu la pluie des derniers temps, il devrait y avoir un bon débit. Je retrouve le petit chemin qui part dans les bois, j'entends déjà le tumulte des flots. A moitié rassurée (façon de dire que j'avais une bonne pétoche), je m'approche sans vraiment reconnaître les lieux. Sans doute que le niveau de l'eau est monté, et je n'ai pas accès à l'endroit que je connais. Peu importe, c'est dimanche, jour de mystère.

7h05. Une petite dame avec "guimpe" en dentelle me demande si je peux l'emmener. Bien sûr. Je pense qu'elle va à la messe. "Oui, je vais à la messe de 6h30 mais avec la pluie je suis en retard". Je la dépose à 7h10, elle aura peut-être loupé le sermon avec un peu de chance (mécréante que je suis).

6h30. Je m'adapte et descends au débarcadère de Trois-Rivières, en espérant qu'un des bars soit ouvert à cette heure matinale. Encore un truc biblique, c'est le déluge. La dame du bar de droite passe la raclette, il tombe des halebardes. Je déguste mon café au lait en regardant la pluie tomber sur le port, lumière d'enfer (biblique je vous dis) et hop un arc-en-ciel apparaît, rien que pour moi. Je lui tire le portrait, et en regardant ma photo (remontez tout là-haut), je constate qu'un ange est passé dans l'arc-en-ciel au moment où je déclenchais. Bon, un pélic-ange mais quand même.

5h. Mon réveil sonne, c'est que Météo-France a mis des soleils partout sur la Guadeloupe pour ce matin, alors je pars en exploration. Il s'agit d'aller à Gourbeyre, prendre la route de Palmiste, et une fois à Moscou rejoindre le Bassin bleu, puis la trace qui mène à la cascade de... LA PARABOLE. C'est un peu l'aventure car je n'y suis jamais allée, et l'accès ne semble pas évident. Hé bien malgré tous ces indices lithurgiques, point de Parabole il n'y eût en ce dimanche, mes bien chères soeurs et mes bien chers frères. Parce que de la pluie beaucoup il tomba.

Merci en tous cas à l'univers de m'avoir fourni toute cette belle matière en aussi peu de temps.

7 octobre 2025 2 07 /10 /octobre /2025 13:04
Coup de foudre

Petite routine depuis quelques temps (bon ça ne fait que trois jours), je vais à pied jusqu'à la nationale pour renforcer un peu mon genou dans les descentes. Une petite heure aller-retour. J'en profite pour checker la boîte aux lettres, le plus souvent vide (oui, vous pouvez m'écrire).

 

Hier donc, j'attends la fin de l'après-midi que le soleil revienne un peu et j'y vais. A la remontée, la lumière est très jolie, les montagnes en contre-jour et une une bruine qui étincelle. La bruine change de ton, et vire à la grosse drache. Très agréable, la douche avant la douche.

 

Arrivée dans la dernière montée, à 500 mètres de la maison, ça tourne à l'orage. Je compte, 1-2-3 = un kilomètre. Punaise quel fracas, ça tombe à moins d'un kilomètre. Je flippe, et crie à chaque coup de tonnerre. Non seulement j'allonge le pas, mais maintenant je cours dans la côte, et je fais surement une belle performance !

 

Trop heureuse d'arriver à l'abri, je me trouvais un peu jeune pour mourir foudroyée.

5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 13:43
Ne pas blâmer une piquante contrariété

Depuis mon retour de Guyane (où soit-dit en passant je n'ai été embêtée par aucune bestiole, si ce n'est par le chant tonitruant du crapaud la nuit dans le hamac en forêt), j'ai été piquée par deux fois. La nuit, dans mon lit.

 

Tous les symptômes de la morsure du scolopendre mais avec un seul trou. Mille-pattes mono-crochet ?

 

Je raconte la mésaventure à mon voisin Ruddy, en lui précisant que j'ai un peu la trouille d'aller me coucher maintenant. Si le capitaine Crochet dormait sous mon sommier ?

 

"Hé hien allons voir tout de suite s'il y 'est !". Avec Ruddy c'est comme ça 🖤. Avec ses beaux biscotteaux, il soulève mon sommier en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Des tas de moutons là-dessous, mais de scolopendre point.

 

A la place, mes deux montres Swatch (sinon rien), perdues successivement en moins de deux mois. Merci donc au mystérieux piqueur nocturne, que je prie néanmoins d'aller voir tout là-bas si j'y suis.

7 août 2025 4 07 /08 /août /2025 01:41
Balzac sauvé des eaux

L'aventure est au bout du chemin, je vous le dis.

 

En tous cas, elle était au bout de mon chemin cet après-midi. Partie à la rivière tromper mon ennui, un livre sous le bras : Balzac et la Petite Tailleuse chinoise.

 

En franchissant le petit bois qui sépare la maison de ma salle de bain rivière, je me fais assaillir par des moustiques de mangrove, mais là n'est pas le sujet.

 

Je ne peux pas lire sur la rive, trop de soleil. Alors je franchis le trou d'eau, qui est profond, en tenant le bouquin à bout de bras et je m'installe sur un rocher plutôt plat et ombragé, pas totalement relié à la rive d'en face.

 

Ha quand même en me hissant telle une otarie sur la roche, j'aperçois une petite boule de poils posée là. Je pense à un rat peut-être mal en point. Je le laisse en paix et je lis ce chouette bouquin de Dai Sijie. Au bout d'un moment, mon attention retourne vers la petite bête. Elle n'est pas morte et ô surprise, ce n'est pas un rat, mais une jeune mangouste. J'ai l'impression qu'elle fait la sieste, elle n'est pas bien vaillante.

 

Elle commence à devenir active, se léchouille les pattes puis le ventre, et fait un petit pipi, tout ça à 50 centimètres de moi. Sa démarche n'est guère assurée, elle ne semble pas me voir, je soupçonne qu'elle a un problème. 

 

Pour en avoir le coeur net, je la taquine un peu avec le livre, qu'elle essaie de mordre. Elle est bien réveillées maintenant, et s'approche de moi. Quoi, elle veut me mordre aussi ! Je piaille, fais deux pas de côté, elle me poursuit. N'oublions pas que je suis entourée d'eau et que je ne veux pas bousiller le bouquin de la médiathèque. La course poursuite continue, j'ai l'air fine sur mon île minuscule à crier et courir.

 

Je finis par sauter à l'eau, une main en l'air.

 

Le livre n'aura pas trop souffert.

 

Et la courageuse petite mangouste reste sur le rocher. Elle me regarde lire, explore son caillou, retombe dans sa torpeur.

 

Je suis un peu triste ce soir.

19 juillet 2025 6 19 /07 /juillet /2025 12:05
Bèt a fé

Longtemps je me suis couchée de bonheur.

 

L'autre jour, c'était la nuit.

 

Je m'étais endormie comme d'habitude, telle une masse, marmotte, bébé.

 

Peu de temps après cette chute dans les abîmes de l'inconscient, je fus réveillée par une source lumineuse (et non de jouvence, mais ceci est une autre histoire).

 

Réaction immédiate de ma part : je flippe grave. En effet, je vois très nettement un faisceau lumineux se balader sur le mur de ma chambre. Certainement un assassin en puissance, c'est bien connu qu'ils entrent dans les chambres des gens qui vivent près des bois pour les trucider. Et bien sûr, l'assassin, malgré la luminosité ambiante délivrée par la lune (et aussi par ces foutus lampadaires de jardin), a besoin d'une lampe de poche pour examiner les lieux.

 

Ma raison tord assez rapidement le cou à mon émotion, et je réalise avec une grande joie que l'assassin est en fait une luciole. Autrement appelées bèt a fé, klen-den-den ou encore ti bèt a limiyè. 

 

Elle vole en décrivant des sortes de 8, prend des pauses (et des poses), recommence, s'éteint, s'allume. Je suis au spectacle, qui dure une partie de la nuit.

 

Revenue à moi après ce feu d'artifice du 14 juillet, je rationalise l'affaire, et je peux vous apporter un peu plus de précisions, poétiques tout autant que techniques.

 

Il y a deux sortes de bèt a limyè en Guadeloupe :

 

i) les tac-tac, qui sont de la famille des taupins. Leur lumière est émise au niveau des "épaules". Tac-tac parce que lorsqu'ils se retrouvent sur le dos, ils ont un système ingénieux : une pièce dure de leur cuticule appuie fort sur leur abdomen (en faisant tac), ce qui par réaction les fait bondir en l'air (en faisant à nouveau tac). Une fois sur deux, ils se retrouvent sur la bonne face (pas comme les tartines) et le tour est joué. D'après la collection entomologique de l'INRAE, deux espèces de tac-tac sont connues en Guadeloupe : Pyrophorus phosphorescens et Lygelater ignitus. Ce n'était pas un tac-tac qui était dans ma chambre.

 

ii) les bèt a fé, de la famille des lampyres. Leur feu de position se trouve au niveau de l'abdomen. Au moins trois espèces en Guadeloupe : Aspisoma sexpunctatum, Aspisoma ignitum et Photinus discoideus. Ma luciole était de celles-là.

 

Laquelle des trois est venue peupler mon imaginaire ? Ce mystère demeurera.

 

Pour voir un peu leurs têtes, faites tac-tac là.

 

24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 15:30
Angèle dans le désert

Contente de retrouver cette rubrique Haïku-arelle, terme dont je suis l'inventrice modeste et géniale.

 

Plantons le décor : j'étais dans le désert, depuis peu de temps (aurait pu écrire Jean-Marc Capdevielle). Par chance, Faby faisait partie du groupe d'amis (tous plus choux les uns que les autres). Faby et moi partageons le même TOC : dessiner ce qui nous donne de l'émotion, voire même mettre des couleurs, ça coûte à peine plus cher.

 

Notre guide (Saher, je vous en reparlerai peut-être) avait fini par s'habituer à ça, et nous octroyait généreusement des extensions de pauses (ardûment négociées) allant jusqu'à 7 minutes. Précieuses minutes, qui nous permettaient de capter peu ou prou la grâce de l'instant.

 

Tant et si bien qu'à la fin, c'est lui qui décida de ce qui était beau, et qui méritait qu'on lui tirât le portrait.      " Les filles on s'arrête, vous dessinez ça".

 

Dont acte. Je crois que c'était vers Imourouden (orthographe non garantie), qui signifie en langue Touareg "Le petit enfant qui marche à quatre pattes".

 

Je me suis donné comme consigne de faire l'aquarelle à toute vitesse et sans filet (direct à la peinture).

 

A part Angèle qui ressemble un peu à une baleine échouée sur un rocher, je suis satisfaite du résultat, je m'y retrouve.

 

Merci Saher.

24 novembre 2024 7 24 /11 /novembre /2024 15:17
Miroir miroir

C'est la première image qui est sortie quand j'ai tapé "beauté" sur Ecosia (je boycotte celui qui commence par un G). Merci donc au magazine Avantages pour la photo.

 

Ce matin dimanche, j'ai fait un saut à Super-U pour acheter de quoi faire un flanc libanais. C'est que Ludo et Augusta sont là et que j'ai envie de les engraisser (bientôt Noël).

 

A l'entrée de Super-U, il y a des baies vitrées qui reflètent bien la lumière. Alors je me suis ostensiblement recoiffée (coiffée pour être plus juste) devant ce miroir improvisé.

 

Au même instant, un monsieur d'un certain âge (hum, à peu près le mien) est sorti et a immédiatement compris ce qui se jouait. Vous êtes déjà belle m'a-t-il dit avec un bon sourire.

 

Voilà, tout comme moi, la vie est belle bien souvent.