11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 20:02



Certains d'entre vous avaient été informés que les Bubu projetaient de partir au bout du monde pour leur semaine de vacances estivale : la Dominique, située à environ 80 km de chez eux à vol de frégate. Avouez, vous êtes étonnés de ne pas en avoir d'écho sur ce merveilleux espace de communication et d'expression qu'est la blogosphère. Je dois avouer bien piteusement que notre détermination a fléchi à l'écoute du bulletin météo (sale temps, mer forte, dégueulis assuré). Le manque d'enthousiasme des aînés à partir peu avant la rentrée a également contribué à notre capitulation, et à un repli vers une destination moins exotique : Deshaies.

Adieu donc rastas, boiling water lake et autres Boas constrictors. Mais j'en ai profité pour exhumer mes crayons et ma boîte d'aquarelle. Première tentative, dont je ne suis pas mécontente, le dessin ci-dessus, qui explique le titre de cet article (Richesse, le nom bu petit bateau). Tout en crayonnant, les fesses dans le sable de la plage de Grande-Anse, mon inconscient me chuchotait des choses et j'avais une impression de déjà vécu, que j'ai mis sur le compte du soleil couchant qui me tapait sur la tronche. De retour au gîte, je m'empresse de montrer mon oeuvre à mon fan-club, et au même moment, la connection neuronale s'établit : j'ai déjà dessiné ce bateau il y a longtemps, au même endroit.

De retour à la maison après trois jours de bullage relativement intense, je me dirige sans hésiter vers la petite étagère jaune et bleue où est rangée une aquarelle que j'avais prêtée à Daniel, et qu'il a eu le mauvais goût de me restituer par la force des choses. La voici, j'ai vérifié, elle date de novembre 1988.



Alors c'est sûr, il y a des petites différences, mais Richesse est là, entre deux amandiers. En 20 ans, l'amandier a poussé, les abris de tôle ont été remplacés par une coquette case en bois, et Richesse s'est détériorée. Je ne sais pas pourquoi, cette petite histoire m'a rendue assez guillerette.

Rendez-vous dans 20 ans pour le jeu des 7 erreurs.
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 19:09


Diantre, j'ai laissé passer la date anniversaire de la création du monument de littérature qu'est ce blog. Une année déjà que je m'épanche (si je mé penche, jé risque de tomber no ?), que je m'épanche donc sur votre épaule bienveillante.
Ne pouvant résister à l'appel des chiffres, je suis aller consulter les statistiques, avec probablement la même vanité que le président lorsqu'il attend les chiffres des sondages.
Eh bien 4703 pages et 1269 visiteurs en 388 jours, ce qui nous fait 4 fois 9 trente-sept et je retiens rien, pas moins de 3,2 visiteurs quotidiens, qui ont lu chacun (peut-être en diagonale) 4 pages.
C'est surement plus que si j'avais écrit un livre, et en plus ça ne gaspille pas de papier.
Quant à l'effet thérapeutique de l'exercice, il est indéniable. J'écris donc je suis.

A bientôt mes chéris.

Image piquée à
http://www.terre.tv/blog/index.php
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 22:14


Qu'est-ce donc ? Un lapin à oreilles noires ? La pochette du prochain CD de Carla Bruni-S ? Pas du tout, c'est une représentation de l'amour. Tout y est non ?

Electroencéphalogramme semblable aux steppes kasaques ces jours-ci.
J'espère tendre à court terme vers un tracé un peu plus accidenté mais ce n'est pas gagné.

12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 21:21



Pas de tonelles ni de petit vin blanc à ce Nogent-là. Nous ne sommes pas au bord de la Marne, mais de la Rivière salée, qui sinue (comme la fonction sinus, l'étymologie serait-elle la même ?) dans les prés avant de se jeter sans faire d'histoires à la limite de l'Atlantique et de la mer des Caraïbes.

Il y a pas mal de vent en moyenne à Nogent, ainsi que de grands espaces dégagés. Lieu propice donc à l'exercice d'une nouvelle passion chez les Bubu : le cerf-volant. A éviter quand même les bouses de vaches, le plus souvent sèches mais on n'est pas à l'abri d'un coup de malchance ni d'une merde fraîche.

11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 15:02

La nuit dernière, je suis allée aux confins de la terre ou de l'univers, là où il fait froid. J'ai tant marché sur des surfaces gelées que les paumes de mes pieds se sont usées (l'image au-dessus, chipée chez http://www.zxbiker.fr/empreintes-digitales/, représente mes empreintes digitales brulées par le froid).

Ainsi, j'ai pu rapporter sur terre des fragments précieux, semblables à des morceaux de canne à sucre. Je les ai fait déguster à mes amis. Pendant qu'ils y goûtaient, je prenais du temps à me préparer, à tenter de me faire belle. Et je n'arrivais pas à accrocher les liens mes vêtements, et j'avais la sensation de perdre bêtement du temps pour pas grand-chose.

Puis j'ai entendu mes amis dire que mes petits morceaux précieux, ils n'étaient pas bons, trop amers...
J'ai rejoint mes amis, et nous avons parlé d'autre chose.
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:51
Ca y est !

Après avoir x fois essayé d'installer cette qsdjkgh d'imprimante-scanneuse-faxeuse dont je tairais la marque, ça marche enfin. Plus besoin d'aller squatter chez ma collègue pour scanner en catimini mes dessins et photos.



Encore des progrès à faire sur le réglage des couleurs...


7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 22:15
Pas plus tard que y'a pas longtemps, j'ai comencé à prendre garde à l'outrage du temps.
Non pas sur mon mon doux visage (en toute sincérité, les rides ne me gênent pas), mais dans mes cartons à dessin. Le climat étant ce qu'il est, les dessins finissent par s'abîmer, et les beaux souvenirs s'estompent.

Alors voici quelques images d'un tour à Cuba en 2001. Officiellement, il s'agissait de participer à un congrès scientifique (tout ce que je déteste). Ca se passait dans un lieu horrible, sur la côte à Varadero : un gros resort à l'américaine, une mer bête, des plages plates. Mais pas folles les mouches (j'étais avec mon amie Nat), nous habitions dans un hôtel plus modeste du bourg, et avons aussi passé quelques jours à la Habana.


Ces messieurs jouaient aux dominos. Bien sûr, ils m'ont repérée, et m'ont invitée à boire un coup de rhum (arf !) quand j'ai eu fini. Je devais leur envoyer une photo, ce que je n'ai jamais fait.



Ah oui, ça me revient, le 'Café de Paris' dans la grand-rue à la Havane. Jeff et Kim étaient là aussi, et nous avions bu un inévitable mojito.


Ca c'était un autre bar, avec des filles un peu girondes.



Et là, ballade en ville à la limite du quartier chinois. Rarement vu une ville comma ça, une merveille en train de se ratatiner.

Hasta pronto !
5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 15:04
Je le dis en préambule pour les âmes sensibles : ce qui va suivre est un rêve de la nuit dernière, pas la réalité.



Nous sommes dans une forêt tropicale et escarpée, et Swan, fidèle à ses habitudes, crapahute loin de nous. Il se retrouve au bord d'un apic, fait l'andouille, et comme il se doit se casse la figure dans le ravin.
Je le vois comme je vous vois (oui bon, c'est une image). Il fait un premier vol plané, et est heureusement arrêté quelques 10 mètres plus bas par un arbre. Je lui dis de ne surtout pas bouger. Mais non, il retombe de plus belle beaucoup plus bas, je l'entends crier, je ne sais pas s'il est vraiment blessé, ni comment je vais pouvoir le récupérer.

Il y a des matins où on ne râle pas en se réveillant.
30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 23:48

En résumant, on pourrait dire que c'est l'alter ego de Daniel Sempere, enfant puis jeune homme ayant vécu des heures sombres dans le Barcelone des années 40.
Ces personnages sont les héros du roman que je viens de vampiriser (livre démarré au mouillage de l'ilet Cabri, et poursuivi pendant un arrêt de travail consécutif à un léger surmenage, je ne dirais qu'une chose, vive les arrêts de travail).
C'est drôle (non ?) comme nous associons la lecture de certains livres à des épisodes de notre vie. J'avais démarré 'La firme' de John Sépuqui, roman pseudo-kafkaïen (tendance cafard mortel) à l'hôpital, en attendant que mon puisné veuille bien commencer à montrer le bout de son nez. Pas tenu plus de 100 pages. Après la naissance du sus-dit, et toujours à l'hôpital mais à l'étage du dessous, j'avais lu avec plaisir mon premier Grangé, 'Les rivières pourpres'. Fallait pas que les tétées durent trop longtemps, suspense sanguinolent oblige.
Bon alors le bouquin dont auquel je vous cause, s'appelle 'L'ombre du vent', offert par des amis d'amis.



D'aucuns diront que le vent ne peut pas faire d'ombre, pas plus que l'air du temps, ni le chant des oiseaux. Mais laissons les dire, et plongeons-nous dans cette histoire qui commence comme elle finit, une génération plus tard, au cimetière des livres oubliés.
Chose rare, j'ai réussi à freiner ma vitesse de lecture à la fin de l'ouvrage, pour rester un peu plus longtemps en compagnie des personnages du livre.
Donc Daniel le jeune, héros qui doit s'initier à la vie en quelque sorte. Elle démarrera vraiment (sa vie) autour d'une question : qui est Julian Carax, auteur de l'Ombre du vent ? Cette quête l'entraîne très loin, bien que toujours à Barcelone. 
Je ne vous en dis pas plus (j'ai peur d'en être incapable). Je retiens une phrase 'On reste un peu vivant tant quelqu'un se rappelle de vous'.
L'auteur c'est Carlos Ruiz Zafon, et dommage, ses autres romans ne sont pas traduits en français.

17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:31

Voilà ti pas que j'ai accepté de faire partie d'un jury pour le recrutement de technicien en biologie marine à l'université. Je reçois ma convocation, et je me rends sur les lieux, pensant avoir à surveiller un examen ou quelque chose comme ça.

Première surprise, les candidats étaient déjà notés, et il s'agissait de définir les modalités de l'épreuve professionnelle. Qui consistait à emmener les candidiats en bateau, pour évaluer leur capacité à naviguer...
Trop coooool ! (coule ?).
Donc, une matinée passée à faire des aller-retour entre la Marina, l'ilet Cochon et le ponton du labo.



A la barre, le petit Berville. Trop la chache, on ne l'a pas pris.




Max, préside le jury et joue les figures de (peu ou) proue.

Voilà, c'est tout.